dimanche 4 novembre 2012

imaJn'ère fait sa radio

Vous êtes peut-être trop loin pour capter Radio G (Angers 101.5) ou vous n'aviez pas la tête à ça le jeudi à 21h. Qu'à cela ne tienne : on peut retrouver les émissions de l'association imaJn'ère sur le site de Phénomène J
C'est toutes les deux semaines et les trois premières sont accessibles.
Ca décoiffe les tentacules de son Cthulhu !

mercredi 17 octobre 2012

Puisque la fin du monde est à la mode...

A la mode, oui, mais je vous rassure, dès que la fin du monde sera passée, ce sont les zombies qui reviendront sur le devant de la scène.
En attendant, je publie ci-dessous à l'intention de ceux qui l'auraient raté (ou qui ont eu la flemme de tourner les pages), une chronique parue dans le n° 10 de La tête en l'ère (Février/Mars 2011 - page 4), qui vous donnera peut-être à réfléchir... ou pas, c'est selon.
Dans tous les cas je souhaite au minimum que ce texte, à forte connotation scientifique, vous fasse travailler les zigomatiques.

La 183ème fin du monde depuis la chute de l’empire romain est pour le 21 décembre 2012
(et si ça ne marche pas on réessayera en 2014)

Bon ! Parce que je préfère vous prévenir tout de suite : la Tête en l’ère a décidé d’être le premier fanzine post-apocalyptique ! De quoi s’agit-il ? Au départ : d’une prévision Maya. Je n’ai rien contre les Maya mais on ne me fera pas croire que ces braves gens pouvaient prévoir les catastrophes d’aujourd’hui. Sinon ils auraient tout de suite vu que la fin du monde serait provoquée par la syzygie de trois astres non maîtrisables : j’ai nommé Windows, Google et Facebook !
Si vous êtes un tant soit peu fortuné, vous pouvez tenter de survivre en achetant un abri pour 200 millions de dollars. Peine perdue ! Le prophète Philipulus l’a annoncé : « Tout le monde va périr ! Les survivants mourront de faim et de froid. Ils auront la peste, le choléra et la grippe ! »[1]
Au-delà des délires millénaristes des gourous de tout poil (heureusement surveillés de près par des organismes officiels chargés de prévenir les dérives sectaires), que nous dit la science ?

1-Aïe ! Pas sur la tête !


Un astéroïde va nous tomber sur la tête ? Ça ce n’est pas nouveau ! Les gaulois en avaient déjà peur. Sauf qu’eux ils n’y pouvaient rien. On sait maintenant repérer ces « geocroiseurs » et on les surveille. Du moins ceux qui sont connus ! Car il reste une possibilité qu’un petit caillou soit repéré trop tard pour qu’il soit possible de faire quelque chose. Et de fait : le danger ne vient pas forcément des gros astéroïdes dont on sait prévoir les trajectoires assez précisément mais plutôt d’un petit (1000 mètres de diamètre par exemple) qui nous arriverait dans l’axe et que l’on verrait au dernier moment. Que sont 1000 mètres confrontés au 13000 kilomètres du diamètre terrestre ? Pas grand chose mais quand même. L’énergie développée par l’impact serait suffisant pour envoyer un tas de poussières en orbite, propice à créer un « hiver nucléaire ». Autrement dit : pas de soleil et une glaciation en prime ! Les probabilités sont faibles mais des programmes de surveillance existent néanmoins.
Pour la petite histoire : une seule personne a été blessée à la cuisse par la chute d’une micro-météorite dans toute l’histoire de l’humanité.

2-Oula ! C’est chaud !


On annonce également un réchauffement du soleil qui nous grillera tous. Mes chers petits, j’ai le regret de vous annoncer que cette prévision est exacte. Dans un milliard d’années le soleil gonflera, deviendra une géante rouge, nous serons dedans et il fera très, très chaud. « Dans combien d’années il a dit le monsieur ? » « Un milliard » « Ouf ! Il m’a fait peur, j’avais compris un million ! ».
Aucune chance que cela se produise avant. Ce qu’il y a de bien avec le nucléaire c’est qu’on peut faire des prévisions assez justes (contrairement aux Mayas). Je parle des réactions nucléaires de fusion qui se produisent à l’intérieur du soleil, bien sûr.

3-Ya plus de saisons !


Autres joyeuses possibilités : la nature devient folle et nous emporte tous dans un grand maelström  de cyclones, de tsunamis et de tremblements de terre. Pas besoin d’être voyant pour savoir que notre Mère la Terre n’en fait qu’à sa tête. Même qu’elle n’a pas attendu l’arrivée de l’homme pour balancer des catastrophes dont elle a le secret.
Cela dit, ce n’est pas une raison pour en rajouter. Pourtant les activités humaine ont une influence c’est certain. Mais on le voit bien dans les débats qui animent les scientifiques : les prévisions sont loin d’être simples. Ce n’est d’ailleurs pas une raison pour rester les bras croisés en attendant de voir qui a tort. Limiter la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre est forcément une bonne idée.
Mais, là encore, les Mayas n’ont certainement pas prévu la pollution.

4-Syzygie.


Oui je sais ! Ça fait la deuxième fois que j’utilise ce mot… au risque de paraître pédant ! Rien de bien compliqué pourtant. Il s’agit d’un terme utilisé en astronomie pour désigner un alignement de corps célestes. Par exemple pendant une éclipse de soleil (alignement soleil lune Terre).
Vous remarquerez qu’on n’a pas tous les jours des éclipses… et qu’il n’y a pas de catastrophe à chaque éclipse (à part des coefficients de marée plus forts). Quant à prévoir un alignement de toutes les planètes… ils rêvent les gourous là ! C’est tout bonnement impossible. Déjà qu’elles ne sont pas toutes strictement dans le même plan, alors sur la même ligne ! Il y a bien sûr des rapprochements (qui ont permis à pioneer de les croiser pas trop loin avant de quitter le système solaire).
Ces rapprochements, n’en déplaise aux astrologues, n’ont aucune influence sur la vie humaine (on se créée assez d’ennuis tout seul sans rejeter la faute sur les étoiles).
Conclusion : je vous souhaite de vivre de nombreuses fins du monde comme nombre de vos ancêtres avant vous !


[1] Tintin : l’étoile mystérieuse

lundi 15 octobre 2012

Alexandra von Bach

Rien que pour vos yeux !
L'univers graphique d'Alexandra von Bach est un voyage extraordinaire dont ont ne revient pas intact.
Cliquez c'est ici :

dimanche 14 octobre 2012

Zone B c'est bientôt

Les médiathèques de Bouchemaine et de Beaucouzé (Maine et Loire, proche d'Angers) organisent cette année encore une semaine consacrée à la science et à la science fiction.
ZoneB, se déroule du 24 au 27 octobre sur le thème du "Voyage"
On retrouvera avec plaisir cette manifestation  où peuvent débattre scientifiques et écrivains de science-fiction.

Suivez ce lien pour obtenir le programme complet.
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La tête en l'ère n°20 est parue

Un peu en retard pour vous l'annoncer sur ce blog, mais rappel pas inutile pour ceux qui ne l'on pas encore téléchargé. Au sommaire :
  • Ziva, la planète de Ouf ! Des nouvelles de Ta-Shima (Adriana Lorusso) Ad Astra 2012 (TYRANNOSAURUS IMPERIUM)
  • « Lady vengeance » : La saga de Mme Atomos tome 4 (ARTIKEL UNBEKANNT)
  • Noir, c’est noir, on a perdu 96% de l’univers ! (PATRICE VERRY)
  • « Longue vie à la nouvelle chair ! » : « Singulier Pluriel », de Lucas Moreno. (ARTIKEL UNBEKANNT)
  • LE GORE, C’EST BON, MANGEZ-EN ! (TRASH… COMING YOUR WAY !)
  • Un direct pour la Belgariade (PIERRE-MARIE SONCARIEU)
  • Les Mystères de Saint-Pétersbourg de Christian Vilà, chez Bragelonne (DARTH GERBILLUS)
A télécharger gratuitement et en couleur ici :

imaJn'ère sur radio G

Vous n'étiez peut-être pas devant votre poste de radio ces jours-là, ou tout simplement trop loin pour nous capter. Vous pourrez retrouver ICI les deux premières émissions du groupe imaJn'ère :
-Uchronies
-Super-héros (1ère partie)

Passeurs d'ombre

Voilà une série numérique d'Anne Rossi dont les 7 épisodes se laissent dévorer sans modération !

Dans un monde sans soleil, les humains se sont regroupés dans les villes dont les tours-miroirs concentrent la pâle lumière des étoiles, tandis que les surnaturels vivent au-dehors.
Les passeurs d'ombre commercent entre les villes ou escortent les voyageurs dans les Terres Noires, dont ils connaissent les pièges et les dangers.

Cette série, pleine de suspens et de rebondissements inattendus, est également fraiche et romantique sans jamais être mièvre.
Les fortes personnalités des cinq femmes dont on suit le destin ne sont pas étrangères à cet équilibre, et l'on retrouve avec plaisir, d'un épisode à l'autre, les héroïnes des chapitres précédents, vues du point de vue d'une autre.
Le tout est cohérent, bien écrit et l'on regrettera juste que ce soit parfois un peu court, format de la collection oblige !

dimanche 12 août 2012

Ecrire pour surmonter la peine

Roland C. Wagner est mort !
Le monde de la SF est en deuil.
Ses relations, ses amis et ses proches sont atterrés.
L'information vous tombe dessus au petit déjeuner, on refuse d'y croire, mais elle est déjà relayée par les médias locaux et enfle sur la toile par Facebook et Twitter. Dans le monde de l'infosphère, il n'est plus possible d'ignorer un drame. Ça ne change rien. Ce qui est advenu le dimanche 5 août 2012 est irréversible.
Le cerveau est formidable, qui nous permet la mémoire, pour nous souvenir et pour revivre.
Ce n'est pas suffisant face au départ d'un ami, face à son absence définitive de ce monde.
Il faudra nous en contenter pour surmonter notre peine.

Que reste-t-il à l'écrivain pour dépasser le choc, si ce n'est d'écrire ?
Alors j'écris.
J'écris pour que Roland continue à vivre d'une autre façon. Indépendamment de toute croyance religieuse, il y en a pour qui la matière n'est pas l'unique objet de leurs pensées, il y en a qui sont capables de rêver. Ceux-là pourront le comprendre.
J'écris pour témoigner que, si je suis ce que je suis aujourd'hui, c'est en partie à Roland que je le dois. Parce qu'il a contribué à mon osmose avec le fandom dans les années 80, par son exubérance et sa manière d'être.
J'écris pour confirmer ce que tout le monde dit -mais je le dis comme je l'ai vécu- Roland était quelqu'un de fondamentalement gentil, ce que toute personne qui prenait la peine de discuter avec lui de choses un peu sérieuses, ne pouvait manquer de remarquer.
J'écris pour dire ma joie (oui !) d'avoir vécu tous ces moments avec lui, dans et hors des rencontres formelles des festivals de SF (ce n'est pas ceux qui ont coiffé le chapeau vert l'année dernière qui me contrediront).
Enfin (enfin pour aujourd'hui, pas pour l'avenir), j'écris pour dire ma fierté d'avoir été à ses côtés dans la dernière publication de l'association imaJn'ère.
J'aurais préféré que ce ne soit pas l'un de ses derniers textes et qu'il ait pu longtemps nous en proposer d'autres.

Ce n'est pas ainsi.

Il est donc d'autant plus précieux de garder toutes ces choses en nous. Elles ne se fondront dans notre esprit que pour mieux rejaillir dans nos actes. Nous sommes tous un peu les enfants spirituels de Roland. On m'aura compris : je n'évoque pas ici une forme quelconque de gourou.

Comme le dit David S. Khara : "Il ne faut jamais attendre pour dire aux amis qu'on les aime".

lundi 30 juillet 2012

Le retour de l'homme au chapeau (sur ce blog tout au moins)

A force de m'attacher à la mise à jour de ma page FB, j'en oublie ce blog.
Bon je vais faire un lien, ça peut toujours servir...

http://www.facebook.com/LHommeAuChapeauTextes#!/LHommeAuChapeauTextes

On y trouve en ce moment une rétrospective de mes parutions précédentes... en attendant les futures.


mercredi 4 avril 2012

La tête en l'ère n°17 est parue

Au sommaire de "La tête en l'ère n°17" :
  • Un hommage à Moebius
  • La suite de l'article sur P.K.Dick
  • Une réflexion sur l'immobilité de l'univers
  • Des chroniques sur "Panthera", Frédéric Merchadou et Preacher.
A télécharger gratuitment et en couleur ici :

jeudi 1 mars 2012

Les environs du Sancy

Un week-end amélioré en Auvergne c'est sympa.
J'ai découvert que les raquettes sont vraiment tous terrains (neige, eau, herbe...)
La région du Sancy est superbe. Petit aperçu ci-dessous.





samedi 28 janvier 2012

La tête en l'ère n°16

Il est beau, il est tout frais, il vient de sortir !
C'est le numéro 16 de l'incontournable fanzine angevin "La tête en l'ère".
On y évoque, bien entendu, la préparation de la convention imaJn'ère 2012, le recueil de nouvelles associé (U-chroniques) et la soirée inoubliable avec Manchu. On y retrouve également les chroniques habituelles des sympathiques contributeurs.
C'est gratuit et téléchargeable ici :
http://www.phenomenej.fr/bib_res/pages/200641C_4.pdf

dimanche 8 janvier 2012

Dédicaces à Angers

David S.Khara, Thomas Geha et peut-être Lionel Davoust en dédicaces/rencontres à Phénomène J le samedi 14 janvier 2012.
Toutes les informations sont ici :

Phénomène J

mardi 3 janvier 2012

Attention : aventures addictives


Je vous ai parlé d'EVE on line, capable de réveiller en vous la fibre space-opera qui sommeille à peine.
L'aventure fantastique a aussi son jeu. En solo celui-là.
Il s’agit de Skyrim, cinquième opus de la série « Elder’s scrolls ».
Ne serait-ce que pour se promener dans cette province montagneuse de Tamriel, ça vaut la peine.
Je précise pour les amateurs d’ailes membraneuses qu’il y a des dragons.
La photo ci-dessous ne rend pas complètement la richesse de l’environnement, mais je l’aime bien.


Les aficionados adoreront la bande-annonce :
http://www.youtube.com/watch?v=9uDRSiUdqK4

dimanche 1 janvier 2012

Pensée revigorante

Bien qu'il soit encore possible, à cette heure, de téléphoner à quelqu'un de l'année dernière, chez nous, l'année 2011 est terminée.
Il n'y a pas de fin sans début.
Un début est une bonne occasion de donner un petit coup d'accélérateur à ses projets, à soi-même.
Commençons donc cette année 2012 par une pensée revigorante de F. Roosevelt :

"La seule limite de nos réalisations de demain, ce sont nos doutes d'aujourd'hui"

A tous les amis qui passeront par ici,
à ceux que je ne connais pas,
je souhaite que vos projets se débarrassent du doute et volent vers leur aboutissement,
et que les chemins de l'imaginaire vous conduisent vers des rencontres extraordinaires.

mercredi 21 décembre 2011

mardi 20 décembre 2011

Les robots sont-ils vraiment nos amis ?

C'est le titre de l'anthologie qui sera publiée début 2012 par les éditions voy[el] et pour laquelle j'ai eu la bonne idée de proposer un texte.
Pour vous mettre l'eau à la bouche, la couverture est ici :

http://editions-voyel.fr/

lundi 19 décembre 2011

Le fou qui volait la tête en bas

Drôle de titre pour un roman.
On ne devrais jamais essayer d'écrire une histoire à partir de ses rêves : voilà où ça vous mène.
Je suis en passe d'atteindre les 200 000 signes et il en faudra bien 50 000 supplémentaires pour achever ce texte.
Pour ceux qui aiment les étiquettes disons que c'est du postapocalyptique fantastique.
C'est une histoire parfois inhumaine... mais on y trouve des humains.
Ce n'est pas une histoire de vampires... mais on y trouve des vampires.
C'est une histoire de fou. Et même si d'aucun diront que mes fous ressemblent à des zombies, en y regardant mieux, on s'apercevra qu'ils sont bien vivants. Trop même !
Extrait pour vous mettre dans l'ambiance.


"Assis en tailleur dans la cabine de douche, à-demi somnolent, je laisse mes pensées vagabonder au rythme des gouttes qui ruissellent sur ma tête. Contrairement à d’autres villes moins favorisées, nous n’avons pas de problème d’eau à Sous-Clermont. Les rivières souterraines pourvoient à tous nos besoins et la micro-hydraulique constitue un appoint énergétique non négligeable. Pour échapper à l’irrésistible invasion des fous et retrouver un mode de vie acceptable, l’Alliance a déployé des trésors d’imagination. J’ignore s’il faut se réjouir que les progrès jalonnant l’histoire de l’humanité soient condamnés à rester des sous-produits de la guerre.
La guerre !
Comment ai-je pu survivre à la guerre ?
De la chance, bien sûr : la guerre est une loterie de la mort où même ceux qui ne jouent pas peuvent tirer le mauvais numéro. Il y avait un tel chaos, un tel imbroglio, qu’il était devenu impossible de constituer le moindre groupe sans avoir la certitude que des vampires ne s’y étaient pas introduits. Les combats qui se déroulaient la nuit nous étaient souvent défavorables mais les heures diurnes ne nous suffisaient plus pour nous réorganiser et traquer nos agresseurs.
Vingt ans plus tard, je n’ai pas réussi à oublier les images de l’horreur. Aucun des deux camps n’a jamais possédé le monopole de la cruauté mais le plus difficile est sans doute de se pardonner à soi-même, d’accepter les actes odieux commis sous l’emprise de la peur. Nul ne peut rester indemne face à cette tragédie personnelle : la conscience d’une souillure à jamais inscrite dans sa propre histoire. Les vieilles religions ont volé en éclat quand l’humanité a découvert l’existence des vampires et ne me sont d’aucun secours. Au-delà du remord, le chemin vers la sérénité passe par l’humilité. Je suis un être humain. Je ne suis pas meilleur qu’un être humain. Je ne peux pas abolir ce qui a été fait. Je peux juste aider à reconstruire.
Je ne suis pas très habile de mes mains mais, en participant à l’édification de Sous-Clermont, je retrouvai un but qui dépassait celui de ma survie immédiate. L’exode des survivants vers les sous-sols s’était effectué sous la protection des dernières unités militaires mixtes. Celles-ci tentaient de contenir l’assaut des fous pour permettre les transferts de matériel de première nécessité. Des tonnes de boîtes de conserves furent acheminées : il fallait bien manger en attendant que les cultures hydroponiques soient viables.
Cinq ans après la fin des hostilités et la signature du traité d’alliance, les principales structures de la ville étaient achevées. Nous avions peu d’informations sur ce qui se passait ailleurs car les tubes de liaisons n’étaient pas en service. Les récepteurs radios qui fonctionnaient encore nous avaient informés que le reste du monde évoluait de manière comparable même si cela ne s’était pas partout passé aussi bien qu’à Sous-Clermont. Il y avait eu des éboulements à Sous-Paris, un tremblement de terre avait détruit trois villes souterraines au Japon, en Russie on parlait de famines hivernales et de milliers de morts…
En dehors des problèmes techniques et des catastrophes, les plus grosses difficultés provenaient de la cohabitation avec nos anciens ennemis. Le traité d’alliance prévoyait des dons volontaires de sang de la part des humains. Il fut rapidement manifeste que cela ne suffisait pas. Il fallut légiférer, faire face aux réactions hostiles. En quelques années, ce cap délicat fut franchi et, pendant tout ce temps, les autorités ne cessèrent de donner l’exemple et de multiplier les exhortations.
Pour ma part, la cohabitation avec les vampires ne me parut pas insurmontable. Accepter de vivre en bon entente faisait partie de ma reconstruction personnelle. Après tout, quand ils ne buvaient pas de sang, nos alliés se comportaient de façon très ordinaire et la vie souterraine leur convenait sans doute mieux qu’à nous autres humains puisqu’elle les mettait désormais à l’abri des rayonnements mortels du soleil."

Pensée du jour (ou de la nuit vu l'heure !)

Pour être quelqu'un, ici et maintenant, il faut renoncer à être un autre ailleurs ou plus tard.
(Vladimir Jankélévitch)

jeudi 15 décembre 2011

Politiquement incorrect ?

Depuis que je suis né, on n'arrête pas de parler de la crise (est-ce la même ?).

Aujourd'hui j'ai envie de citer Devos :
"Est-ce en repoussant la crise au lendemain que nous allons l'éviter ? D'autant que si la majorité se refuse à assumer la catastrophe, il est possible que l'opposition s'en empare !"

...et Prévert :
"Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple."

Faites de beaux rêves.